Impression ce matin de se réveiller dans un vide-ordure. Donald Trump règne désormais sur la première puissance mondiale. Pourtant, on la sentait venir cette catastrophe, dans l’ambiance d’égout qui nous plombe. Victoire des «petits» contre les «grands», clameront les démagogues. Lui, un «petit» ce milliardaire qui se vante de ne pas payer un cent d’impôt? Victoire de la «base» contre les «élites» ! Parce que Trump, le médiacrate, le fils à papa, il ne fait pas partie des «élites» ? Mais il est en plein dans les «élites», le Trump ! Il marche dedans et ça lui porte bonheur. Car faire partie des « élites » désormais, c’est exhiber son fric, être raciste, prôner la violence, mépriser les femmes, emporter la présidence américaine sans s’être donné la peine d’élaborer un programme.
Cette victoire est aussi une réaction violente contre une mondialisation qui échappe à tout le monde, sauf aux hyperriches. Mais espérer que Trump – qui n’a aucune vision du monde – est capable de contrer ce mouvement, c’est croire que Rantanplan va décrocher le Prix Nobel de Physique.
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