Trump l’éléphant fou dans le bazar oriental

Trump-Iran-Ryad

Au moment l’ancien directeur du FBI James Comey l’accuse, le président Trump continue à piétiner les porcelaines du bazar moyen-oriental et risque de faire sombrer tout l’Occident dans un conflit qui n’est pas le sien, à savoir la guerre intra-musulmane entre sunnisme et chiisme, forme contemporaine de l’antagonisme millénaire arabo-perse. Et rien à voir avec ce qui précède: Le Plouc a reçu le Grand Prix de Poésie à Pau. Lire la suite

Les petits de Manchester

manchester-terrorisme-enfants

Les petits de Manchester
Etincelles la nuit au cœur

Les petits de Manchester
Les petits de Manchester
Les petits de Manchester

Sont partis dans les gerbes d’étoiles
En emportant l’enfance éternelle
Nous voilà maintenant orphelins
De ces petits devenus immenses
Pour leur bourreau à jamais l’oubli
Pas même l’aumône de la haine

Jean-Noël Cuénod

8 Béatitudes Pâques 17 

Pâques-Chagall-Crucifixion-Blanche

La Crucifixion Blanche de Chagall

Que vous possédiez ou non la foi, ne passez pas à côté de ce voyage, celui de Jésus le Christ à travers la mort ; c’est du vôtre et de la vôtre qu’il s’agit. Injustice, injure, torture, trahison, abandon, angoisse, indifférence, mépris, mort… Autant d’étapes franchies par le Fils de l’Homme. Oubliez les dérives des églises et les errements des fonctionnaires ecclésiastiques. Et que le nombre 8, symbole de la vie toujours recommencée, vous guide. A lire le texte ci-dessous et/ou à ouïr ce fichier audio du poème dit par l’auteur.
Lire la suite

Afriques: Tchicaya, poète du corps-monde

poète-afriques-tchicaya-u-tamsi

Poète, des Afrique(s) à l’univers

Afrique(s). Avec ce pluriel bien singulier, le Printemps des Poètes 2017 – qui s’est terminé le 19 mars à Paris – a fait d’une pierre multiples coups. Il a mis en lumière les poésies africaines qui nourrissent de sève lumineuse le verbe de la Francité, notion qui déborde largement de l’Hexagone. La mentalité coloniale encrassant encore bien des discours, ce continent est trop souvent perçu comme un seul bloc que l’on peut déplacer ici ou là au gré de ses préjugés. De triste mémoire, le sarkozien Discours de Dakar fut l’illustration de cette arrogance paradant sur la bourrique de l’ignorance. Or, les Afriques foisonnent, fourmillent, irriguent le monde de tous leurs sangs multicolores.
Ce Printemps des Poètes a rendu un hommage particulier aux deux grandes figures des poésies africaines, Léopold Sédar Senghor et Tchicaya U Tam’si. Si l’un est resté célèbre, l’autre est aujourd’hui oublié en Europe. Il était donc temps de remettre au soleil les textes de ce poète du corps-monde. (Cet article a été également publié par AGORA FRANCOPHONE http://www.agora-francophone.org) Lire la suite

#Poésie : l’oasis de Laura Rucinska

les-chipies-laura-rucinska-64932596-orig

Rentrée maussade, accablée par les attentats, balayée par les vents mauvais, où même le soleil fait la gueule. Les oasis se font rares. En voici un, frais, enthousiaste et poétique, celui jardiné par Laura Rucinska. Cette jeune artiste française, petite-fille d’aristocrates polonais, multiplie les talents : poétesse, comédienne, modèle, peintre. Elle a notamment publié deux recueils de poèmes, Le Chemin d’Eternité et Transparences, disponibles sur son site http://www.laura-rucinska-artiste.net/editions. Lire la suite

Il y a 80 ans, Garcia Lorca était fusillé

 

lorca

Le 19 août 1936, les gardes civils aux ordre de Franco traquent l’un des plus grands poètes espagnols, Federico Garcia Lorca(1). Ils le débusquent chez un autre poète Luis Rosales, le trainent dans un ravin près de Grenade et le fusillent. 80 ans plus tard, la terre andalouse n’a toujours pas rendu le corps de celui qui l’a célébrée avec tant de ferveur. Lire la suite

DEMAIN?

2002_Bouroche L_ECHAPPEE_BELLE_Terre_cuite_engobee_35_x_38_x_20cm

La bouche des fleuves est close
Le soleil a éteint les rivières
Les ruisseaux sont devenus muets

L’humain sollicite ses yeux
 Pour en soutirer quelques sanglots
 Il n’en sort que de la poussière

A quoi bon prêcher dans ce désert
La dernière goutte divine
Sur les cœurs surchauffés s’évapore

Dieu est humide voyez-vous
Sa parole est une rosée
Qui fait surgir du néant les mondes

Mais que faisons-nous sur ce globe?
Nos pauvres danses de la pluie
Font rire les cieux aux éclats
 
Nous avions en main notre destin
Il n’est plus qu’une poignée de sable

Jean-Noël Cuénod