C’était ma Fête des Vignerons

 

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Photos JNC

Depuis une semaine, la Fête des Vignerons 2019 à Vevey est entrée dans les grottes de la mémoire helvétique. Elle y a rejoint les onze qui l’ont précédée depuis 1797. Cette fête-spectacle célébrant le travail de la vigne ne se tient qu’une fois par génération, rappelons-le. Mélodie d’automne dans le cœur des humains qui ne verront pas la prochaine et viennent d’en prendre conscience.

Pour le 6.400 acteurs-figurants, danseurs et chanteurs tous bénévoles, c’est la fin d’années de préparation et de trois semaines de folie. Mélancolique retour à la sagesse. Vevey a rajusté ses jupons froissés et remis de l’ordre dans sa chevelure ébouriffée. « N’attendez pas vingt ans pour faire la fête! », s’exclame le metteur en scène tessinois Daniele Finzi Pasca, comme pour conjurer la déprime des lendemains d’hier. Mais les plus succulents soufflés retombent toujours. On se lasse de tout, même de la joie, même du bonheur. Sans l’ennui, la fête deviendrait une fastidieuse habitude. Mais elle deviendra encore plus belle au fil des ans, grâce à cette nostalgie qui s’installe.

Les 20 000 habitants de cette superbe petite ville se retrouvent aujourd’hui entre eux, la tête encore tourneboulée par les 350 000 spectateurs et le million de visiteurs.

Le Plouc vous présente ses photos des rues veveysannes qui ont servi de coulisses à ce peuple mis en fête.

fête-des-vignerons-2019-effeuilleusesLes effeuilleuses prennent l’air avant leur envol.
Les  fourmis complotentfête-des-vignerons-2019-costumesL’étourneau se pose des questions et n’en pense pas moins…

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Les Cent-Suisses ont le gosier en pente. Une pente que la canicule rend encore plus raide.

En face, la vaste façade bleue du Grammont s’est fondue dans le noir ; le soleil a sombré derrière le Jura ; la peau orangée du Léman a pris ses teintes d’ardoise ; les projecteurs s’éteignent l’un après l’autre ; la rumeur diminue jusqu’à se confondre avec le clapotis des vagues sur la rive.

C’était ma dernière Fête des Vignerons.

Jean-Noël Cuénod

1 réflexion sur « C’était ma Fête des Vignerons »

  1. Cher Jean Noël
    Comment ne pas remonter le temps jusqu’au sublime Lioba chanté en.1977 par Bernard Romanens, lui même disparu,
    Nostalgie d un temps où les vaches arboraient encore fièrement leurs cornes, elles aussi disparues (Les.cornes)
    Folklore, survivance du passé, le ranz des vaches est toujours aussi émouvant
    Trop de choses se sont passées depuis, l’avenir est écorné lui aussi.
    A moins que……

    .

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