De l’impossibilité d’adresser des voeux

Voeux 2017

La Plouquette et le Plouc vous souhaitent bon vent.

Présenter ses bons vœux se révèle opération particulièrement laborieuse,tant les tuiles du monde semblent mal arrimées et menacent de tomber sur nos crânes. Les sondeurs d’opinion étant aussi myopes que les voyants pour horoscope, une seule certitude: rien n’est certain. Lire la suite

Danse pour les petits: la Plouquette et ses « hiboux »

La Plouquette, alias Christine Zwingmann-Cuénod, a chorégraphié pour l’une de ses classes à la Schola Cantorum de Paris, « la danse des hiboux » (fillettes de 7 à 9 ans), sur une musique de Johann Strauss et avec l’aide bienvenue pour le bruitage de Gilles Mardirossian. Le spectacle de la Schola Cantorum s’est déroulé dimanche 22 mai au Théâtre André-Malraux à Rueil-Malmaison.

Voilà des petits hiboux très chouettes, non?

La micro-philo du Plouc. «Je suis un salaud. Je suis un saint.»

StAugustinEtLeDiableMichaelPacher

 Je suis un salaud. Je suis un saint. Comme chacun de vous. Salaud, saint, alternativement. Salaud, saint en même temps. Si le regard de l’Histoire s’arrête à un temps T, je suis un salaud. Ou un Saint. Mais s’il s’arrête à un autre moment, je suis alors un saint. Ou un salaud. Lire la suite

Attentats de Paris : union à la base, désunion au sommet

bataclan-2_5463776

Après les attentats de Paris, la caste[1] politique semble plus déconnectée que jamais des «autres» qu’elle censée administrer. A la base, les initiatives se multiplient pour rendre hommage aux victimes, se réconforter mutuellement, élever des petits autels laïques place de la République, déposer des souvenirs, des marques de fraternité sur les lieux des crimes islamoterroristes. Malgré la peur, malgré l’interdiction de rassemblement décrétée par l’état d’urgence, des milliers de Parisiens ont ressenti dimanche l’urgente nécessité de se regrouper en déambulant place de la République, ne serait-ce que pour faire peuple. Lire la suite

La mer à mort

clandestins

Lorsqu’il n’y a plus d’espoir dans son pays, que les saigneurs de la guerre – criquets en kalachnikov – ravagent les récoltes, pillent les maisons, violent les filles, enrôlent les garçons et massacrent ceux qui ont le malheur de se trouver sur leur chemin, il reste une faible lueur d’espérance : ramasser ses ultimes économies, payer des mafieux, embarquer dans un port libyen sur leurs rafiots rafistolés et atteindre l’Europe dont la première terre est Lampedusa. Périr en mer est un risque qui paraît bien faible, mesuré à l’aune de la détresse.

Entre la côte libyenne et Lampedusa, un bateau plein de migrants fuyant l’Afrique a donc chaviré. 700 trépassés. Depuis le début de l’année, 1600 migrants ont trouvé la mort en cherchant le refuge. Un clandestin meurt toutes les deux heures en Méditerrannée.

Lire la suite