L’heure du loriot va tomber du ciel
L’éclair de son vibrera dans les frondaisons
Le cosmos tiendra en une seule note
L’étang absorbera passé présent futur Continuer la lecture
L’heure du loriot va tomber du ciel
L’éclair de son vibrera dans les frondaisons
Le cosmos tiendra en une seule note
L’étang absorbera passé présent futur Continuer la lecture
Nous avons l’âme sèche comme le gosier d’un égaré au Sahara. Dans ce monde qui change toujours trop vite, mû par l’indomptable puissance de la cupidité sans frontière, le voisin devient une gêne, le collègue, un rival, l’étranger, un ennemi, l’autre, un suspect. Un monde où règne la trouille paranoïaque avec, pour changer les idées noires, un flot coloré d’images qui se meuvent parmi des ondes de bruit. Chacun dans sa bulle et Dieu pour personne. La main tendue cache une main tordue. Le sourire spontané dissimule un calcul commercial. L’amitié devient un moyen de faire réseau. On ne sait jamais, ça peut servir. Continuer la lecture
Quatre mois après ta naissance, tu parais bien malmené, cher Dimanche-11-janvier. Te voilà vilipendé à Todd et à travers dans une de ces polémiques qui permettent aux acteurs médiatiques de se sentir exister. Ainsi, les quatre millions de citoyens, Français et étrangers, qui sont descendus dans la rue durant cette fin de semaine sanglante ne seraient que des jobastres manipulés par la bien-pensance médiatique. Ou pire des islamophobes qui auraient trouvé dans les massacres à Charlie-Hebdo et à l’Hyper Casher le prétexte pour assouvir leur racisme chafouin.
Thérapie familiale à grand spectacle pour le clan Le Pen. Le Cacochyme aurait supporté, à la rigueur, d’être tué par un fils. Mais pas par une nana, fût-elle sa fille… Sigmund, réveille-toi, ils sont devenus fous !
C’est que, voyez-vous, la femme, c’est la calamité de Jean-Marie Le Pen… Trois filles et pas un seul porteur de slip kangourou dans sa descendance directe. Il faut donc bien se résoudre à accepter ce qui, au fond, reste inacceptable et à donner les clés de l’entreprise familiale FN (Foutoir Népotiste) à une Le Pen au féminin.
La laïcité doit-elle être considérée comme un mètre de couturier? Placarder une affiche de concert pour les chrétiens d’Orient relève-t-il du crime de lèse-République? Deux récentes affaires survenues en France démontrent à quel point la laïcité est trop souvent mal comprise par celles et ceux qui sont chargés d’en appliquer les règles.
Tremblement de terre au Népal, attentat déjoué en France, massacres de chrétiens au Proche-Orient, naufrages de réfugiés, menaces, violences, injures… Sentiment d’impuissance devant cette marée qui n’en finit jamais de rejeter ses morts.
Les chants de la forêt s’éteignent peu à peu
Sous les pas du chat les mousses se font complices
Et les chênes laissent tomber toutes leurs rides
Un monde de crimes muets va se lever
Sur la nuque l’haleine fauve de l’humus
Au ventre s’étripent la crainte le désir
Seul compte l’instant l’avenir n’est qu’un piège
Et le passé n’en finit pas de trépasser
Mue de vipère dissoute par les averses
Lorsqu’il n’y a plus d’espoir dans son pays, que les saigneurs de la guerre – criquets en kalachnikov – ravagent les récoltes, pillent les maisons, violent les filles, enrôlent les garçons et massacrent ceux qui ont le malheur de se trouver sur leur chemin, il reste une faible lueur d’espérance : ramasser ses ultimes économies, payer des mafieux, embarquer dans un port libyen sur leurs rafiots rafistolés et atteindre l’Europe dont la première terre est Lampedusa. Périr en mer est un risque qui paraît bien faible, mesuré à l’aune de la détresse.
Entre la côte libyenne et Lampedusa, un bateau plein de migrants fuyant l’Afrique a donc chaviré. 700 trépassés. Depuis le début de l’année, 1600 migrants ont trouvé la mort en cherchant le refuge. Un clandestin meurt toutes les deux heures en Méditerrannée.
Les nombreux proches, amis et admirateurs de K. Vasili ont rendu, jeudi 16 avril 2015 en fin de matinée, un dernier hommage à ce grand artiste au Funérarium du Père-Lachaise à Paris. L’homme est désormais ailleurs. L’œuvre, elle, reste pour porter témoignage. Ultime au revoir du Plouc.
Ce matin-là, K. Vasili, ce matin-là
Tu as tracé ta ligne droite un peu plus loin
Et voilà que tu as traversé le miroir
Le monde des apparences s’est brisé
Ta ligne droite file vers ses parallèles
Et tu es devenu ce que tu avais peint
L’essence-ciel dans sa pure liberté
Dehors sonnent les Pâques sous un froid soleil
Les cris d’enfants volent comme des étourneaux
C’est si léger, mourir, mince trait sur la toile
Ce matin-là, K. Vasili, ce matin-là
Jean-Noël Cuénod