Douze millions de Syriens en errance entre leur dictateur et les égorgeurs de l’Etat islamique. Quatre millions d’entre eux sont parvenus à quitter leur terre de feu. La plupart ont gagné les pays voisins, souvent de tailles modestes. Ainsi, le Liban – 5,8 millions d’habitants – en abrite… 1,1 million. Et dire que nos Blochériens aux âmes noueuses glapissent de trouille devant les 500 réfugiés Syriens que le Conseil fédéral a accepté de recevoir ces prochains mois! Aveuglés par nos richesses, nous autres Suisses avons-nous perdu tout sens des réalités du monde ?
Il faut dire qu’au bal des faux-culs, l’Helvète n’est pas le seul à valser, loin de là. Passons sur les pétromonarchies qui n’ont pas levé le petit doigt bagué de diamant pour aider les Syriens en fuite. Ceux-ci, il est vrai, n’ont nulle envie de se rendre en Arabie Saoudite ; ils savent bien qu’entre ce Royaume à essence et l’Etat islamique, il n’y a qu’une différence de degrés et non pas de nature, l’un et l’autre défendant la même vision intégriste d’un islam réduit à la portion médiévale. Continuer la lecture









