Bolsonaro le Trumpical ou la banalité du mâle

Bolsonaro-Trump-G7-AmazonieVers quels abysses nous feront-ils plonger, ces sordides pourceaux qui gouvernent les Etats-Unis, le Brésil, les Philippines ou d’autres pays ? Nostalgique de la torture et de la dictature, le Trumpical Bolsonaro s’est particulièrement illustré en marge du G7, allant jusqu’à avaliser des attaques contre l’apparence physique de Brigitte Macron. Et si ces barbarocrates nous tendaient un miroir ?

L’obscénité a tellement pris le pas sur l’intelligence dans le monde politique que l’on ne serait pas autrement étonné d’apprendre que Trump aurait exhibé ses génitoires devant la Reine d’Angleterre. Le pire étant que cette monstration serait bien fichue de lui rapporter des voix à la prochaine présidentielle.

Ces gorets ne se sont pas imposés par la force. Il a bien fallu des millions d’électeurs pour les « shooter contre en haut » comme l’on dit chez les Vaudois. Par conséquent, à la suite de Flaubert et de Madame Bovary, nous devons bien l’admettre, Trump, Bolsonaro & Co c’est un peu nous. Et quand je dis, nous, je pense surtout à nous autres porteurs de slips Kangourou. Bolsonaro, c’est la banalité du mâle…

Certes, serais-je en mesure de voter aux Etats-Unis ou Brésil que je n’aurais jamais choisi ces olibrius, comme je n’ai jamais glissé dans l’urne un bulletin à l’effigie de leurs coreligionnaires de l’extrême-droite suisse, moins voyants mais tout aussi gluants. Toutefois, mon choix électoral ne me fait pas sortir du troupeau humain dont je dois assumer toutes les bêtes à cornes. C’est ma société, ma planète, mon époque. Et surtout, mon genre.

Car le point commun de tous les sordides pourceaux, c’est la haine masculine de la femme. Une haine qui a succédé au mépris, maintenant que les filles jouent mieux au foot que les garçons et se montrent plus brillantes sur les bancs de la Fac.

L’affolement des machistes

Certes, les raisons de l’actuel effondrement intellectuel sont nombreuses et variées : plus d’un demi-siècle de décérébrage télévisuel[1] ; le dressage à la paresse intellectuelle ; l’abandon de la lecture au profit d’images qui chassent la pensée pour faire place à l’émotion et à ses fièvres acheteuses ; le remplacement de l’homme producteur par l’homme consommateur.

C’est contre cette tendance que Mai-68 s’était levé. Hélas, il y eu le mois de juin et il n’est plus resté de ce printemps que son dévoiement médiatique vers un hédonisme béat, source de tous les renoncements actuels.

Cela dit, la feminophobie tient une place éminente au centre de ce lamentable inventaire. Plus les femmes progressent vers leur libération et l’égalité – toutes deux loin d’être acquises – plus les machistes s’affolent, paniquent à l’idée de plus posséder le monopole du pouvoir. A cet égard, l’indéniable succès du dernier championnat du monde de foot féminin a joué un rôle symbolique dont nous n’avons pas encore mesuré toute l’ampleur. Pour la première fois, la femme s’est invitée – avec quel succès ! – sur le champ de bataille favori de l’homme. Pour les Tartarins des gradins, quelle claque ! Et pour les autres, c’est une humiliation de plus.

Dès lors, les tweets insultants de Trump, les propos graveleux de Bolsonaro et les rodomontades de Salvini – qui ligote la femme avec son chapelet dédié à la Vierge – sont autant d’actes de vengeance qui rassurent les machos sur l’état de leurs testicules morales. Il en va de même pour les islamistes qui expriment leur panique feminophobe par le radicalisme intégriste et/ou terroriste. Barbus halal et pourceaux halouf, même combat !

Ces femmes qui votent Trump ou Bolsonaro

Comme les circonvolutions du comportement humain sont d’une tortueuse complexité, nombre de femmes votent en faveur desdits pourceaux. Depuis des temps immémoriaux, il s’est toujours trouvé dindes et chapons pour plébisciter Noël. Tout le travail du dominant consiste à aliéner le dominé pour que celui-ci fasse sien le schéma de domination. « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », aurait dit Etienne de la Boëtie.

Le masculin l’ayant toujours emporté, inverser ce mouvement tient du défi. Or, il est de plus en plus relevé avec succès par un nombre croissant de femmes. Les machistes d’orient et d’occident entament désormais leur combat d’arrière-garde en faisant flèche de tout bois. Plus ils seront acculés, plus ils en rajouteront dans la régression. Les sordides pourceaux n’ont donc pas fini de nous en faire voir. Mais tout a une fin. Même eux.

Jean-Noël Cuénod

[1]Sur les ravages de la télévision sur le cerveau des enfants, lire ce lien https://www.mieux-vivre-autrement.com/un-neurologue-de-linserm-la-television-impacte-gravement-les-enfants.html

 

1 réflexion sur « Bolsonaro le Trumpical ou la banalité du mâle »

  1. Quelques bolsonaro infâmes sont à l’oeuvre. Réussiront ils à éradiquer la vie à eux tout seuls, dans les flammes de l’Enfer sur Terre?
    Y a t il.encore quelque chose à faire pour les en empêcher ?
    Pendons-les haut et court, apres on reflechira
    s’il est encore temps…..
    A l’aube, « l’homme  » comprit qu’il s’était trompé. Mort et désolation lui succédèrent.
    Il.ny avait plus rien même plus un trait d’humour sur papier. Tout.avait cramé. .
    .

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