Deux attitudes opposées mènent à la même impasse : confondre la période actuelle avec celle qui prévalait entre-deux-guerres et croire qu’en 1945, le fascisme a disparu avec la mort de Hitler et Mussolini. Continuer la lecture
Archives de catégorie : Blogue politique
Les deux Suisse face aux juges français
Le hasard du calendrier judiciaire a bien fait les choses. Cette semaine, deux faces de la Suisse ont affronté la justice française. Deux Suisse qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. L’ex-numéro 3 de l’UBS Raoul Weil et ses coaccusés ont essuyé un sévère réquisitoire à Paris. Théo et Bastien, eux, affrontaient un autre Tribunal correctionnel à Gap. Un seul point commun : la frontière. Continuer la lecture
Nouveaux fascismes contre Etat de droit (III)
Au-delà de leurs différences, les nouvelles formes plurielles de fascismes partagent entre elles de nombreux points communs. Parmi ceux-ci, la lutte contre l’Etat de droit. C’est une constante qui s’est toujours vérifiée : jadis comme aujourd’hui, l’un des premiers actes des fascistes une fois parvenu au pouvoir, est de dynamiter les contre-pouvoirs. Continuer la lecture
Votation en Nouvelle-Calédonie: enjeu mondial
Voilà un référendum qui passe quasi-inaperçu en France métropolitaine. Pourtant, il est d’importance cruciale. Et pas seulement pour Paris ! Dimanche 4 novembre prochain, 175 000 électrices et électeurs de la Nouvelle-Calédonie décideront si leur archipel du Pacifique restera dans le giron français, avec son statut particulier, ou s’il accédera à l’indépendance et à la pleine souveraineté. Avec en toile de fond, un puissant voisin, la Chine et une richesse naturelle, le nickel qui intéresse aussi… la Suisse. Continuer la lecture
Pittsburgh et les nouveaux fascismes (II)
La tuerie antisémite commise à la Synagogue Tree of Live (Arbre de Vie) à Pittsburgh par Robert Bowers démontre bien qu’entre les nouvelles formes de fascisme – nommées par paresse et frilosité « populismes »– et les anciennes il n’y a qu’un pas qui peut être vite franchi (cf. notre précédent texte « Faux populisme et vrais fascismes »). Continuer la lecture
Faux populisme et vrais fascismes (I.)
Le mot «populisme» est à la politique ce que la feuille de vigne est à l’art pictural: un écran disposé pour cacher l’essentiel. Un mot pâte à modeler qui permet d’enduire aussi bien Mélenchon que Marine Le Pen ou en Allemagne Die Linke et Alternativ für Deutschland. Un mot devenu tellement imprécis qu’il ne veut plus rien dire. Il occulte surtout cette réalité : la montée des fascismes nouveaux. Continuer la lecture
Macron: Jupiter dans le brouillard du non-dit
Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Emmanuel Macron a beau s’agiter, arpenter, ahaner pour retrouver son chemin dans la purée de pois qui brouille son image depuis cet été, rien n’y fait. La baraka vous quitte plus vite que la scoumoune. Et voilà un président très Jupiter-à-terre. Ce n’est pas sa lugubre prestation télévisée de mardi qui va changer la donne. Continuer la lecture
Racisme – Faut-il pendre les blancs ?
Le rappeur Nick Conrad n’était connu que par sa concierge et sa cour. Aujourd’hui, le voilà célèbre grâce à son clip à scandale intitulé « pendez les blancs ». Il a tout compris, Conrad. Pour percer dans le chaud-bise, il faut tout d’abord crever la croûte de fumier et faire le Zemmour en investissant dans le racisme bien gluant. Continuer la lecture
Etre Suisse à Paris sous Schneider-Ammann
Johann Schneider-Ammann, ministre suisse de l’Economie, a démissionné. Comme scoupe, on fait mieux. Même en Suisse, la nouvelle n’a pas renversé les Alpes. Pour le Plouc, ce n’est pas pareil. Schneider-Ammann lui avait fait passer le plus sale quart d’heure de sa vie de correspondant à Paris. Il a tiré de cette expérience un chapitre de son bouquin « Quinquennat d’un Plouc chez les Bobos » paru chez Slatkine avec une préface d’Edwy Plenel. Voici ce texte. La scène se déroule en novembre 2010. Continuer la lecture
Maurice Audin et la mémoire torturée
Le président «reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile». Crimes commis par quelques-uns mais rendus possibles, selon Emmanuel Macron, «par un système légalement institué». D’autres horreurs ensanglantent la mémoire de la France et de l’Algérie. La vérité est un cap lointain. Continuer la lecture




