Le jeune dessinateur français Acé a eu du travail cette semaine…
Une fois n’est pas coutume, Le Plouc cède sa plume pour un tour. A l’excellente écrivaine genevoise Huguette Junod, en l’occurrence. Elle a rédigé pour le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève un texte remarquable contre l’initiative de l’UDC dite de mise en œuvre. Il s’agit d’appliquer le renvoi des étrangers en situation d’illégalité. Une fois de plus, l’extrême droite suisse instrumentalise la justice pour s’attaquer à son véritable « mouton noir » (animal qu’elle affectionne dans ses affiches ) : les droits des humains. Continuer la lecture
Son appel pour une primaire révèle l’océan qui sépare désormais le président français d’une grande partie de son camp. Continuer la lecture
L’Ange du Bizarre, c’est le thème choisi par les animateurs de la galerie parisienne ART-Aujourd’hui[1] – Marianne et Philippe Rillon, Daniel Chassagne – pour qualifier l’exposition qu’ils organisent actuellement jusqu’au 27 février.
Un ange ? Plutôt 7 anges du bizarre : les peintres et dessinateurs Georges Bru, Jean-Marie Cartereau, Evelyne Gerbaud, Bernard Le Nen, Denis Pouppeville, Victor Soren et la sculptrice Pascale Proffit. 7, nombre symbole de l’unicité fondamentale entre la terre et le ciel, la matière et l’esprit que des générations de clercs ont voulu séparer. Œuvre proprement diabolique puisqu’en grec diabolein renvoie à la notion de division.
Par bonheur, les artistes et les poètes ont recollé les morceaux de la vie en rétablissant l’unité première, en effaçant d’une touche de pinceau, d’un coup de burin ou d’un trait de plume (arrachée à l’aile d’un ange qui passait par-là) l’illusoire frontière entre l’âme et le corps. Continuer la lecture
Voilà une nouvelle qui ne fera tomber personne de l’armoire, même normande, tant elle était attendue. Au moins depuis décembre. Christiane Taubira a donc démissionné de son poste de ministre de la Justice. Disons plutôt qu’il s’agit d’un divorce par consentement mutuel avec l’Elysée. Farouchement opposée à la déchéance de la nationalité pour les terroristes, il lui était impossible de défendre ce projet devant le parlement français. C’est d’ailleurs le premier ministre Manuel Valls qui a dû le présenter ce matin même à la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Ajoutons en passant que cette commission était présidée par celui qui remplacera Mme Taubira à la Justice: Jean-Jacques Urvoas. (Dessin d’Acé) Continuer la lecture
Je suis un salaud. Je suis un saint. Comme chacun de vous. Salaud, saint, alternativement. Salaud, saint en même temps. Si le regard de l’Histoire s’arrête à un temps T, je suis un salaud. Ou un Saint. Mais s’il s’arrête à un autre moment, je suis alors un saint. Ou un salaud. Continuer la lecture
En complément au précédent blogue sur la kippa, voici l’échange qui s’est déroulé dimanche 17 janvier à Europe1 entre Ana Navarro Pedro, correspondante du magazine portugais Visao, et votre serviteur, représentant le mensuel suisse La Cité. Echange arbitré par la patronne de l’émission « Carnet du Monde » Sophie Larmoyer (Photo).
Jean-Noël Cuénod
La kippa décoiffe donc les médias français. Après l’agression d’un enseignant juif à Marseille, le président du Consistoire israélite de cette ville, Zvi Ammar a conseillé à ses ouailles de ne pas porter la kippa dans la rue, afin de ne pas servir de cibles aux islamistes intégristes et autres antisémites. Continuer la lecture
Le Plouc n’a rien à dire sur la mort de David Bowie. Pas son verre de blanc. Mais il cède volontiers la place au dessin du jeune ACÉ qui se fait l’interprète de Fleur Pellerin, la ministre française de la – on ne rit pas ! – Culture. Rappelons que ladite a été incapable de citer un seul titre de livre signé Patrick Modiano, lorsque ce célèbre romancier français avait reçu le Prix Nobel de littérature en 2014. (JNC) Continuer la lecture
Sur cette planète, deux chefs d’Etat parlent le bärndütsch.
Aparté destiné aux non-suisses : il s’agit d’un dialecte tudesque, situé entre la laryngite aiguë et le cri de la corneille courroucée, utilisé par les habitants de la majorité germanophone du canton de Berne.
Reprenons : il y a donc deux chefs d’Etat qui causent ce redoutable langage. D’une part, le président de la Confédération helvétique pour l’an 2016, le Bernois Johann Schneider-Ammann, ce qui n’est pas surprenant ; d’autre part, le dictateur de la stalinienne Corée du Nord, Kim Jong-un (dessin: Pierre Dubois), ce qui l’est plus. Si les deux dirigeants se rencontrent un jour, ils n’auront pas besoin d’interprètes : Gruessdi, Kimi, wie geits ? Süper, Johanni, wie drr Chouche im Chuchichaeschtli ! Continuer la lecture